Une baseline survey (enquête de référence) sert à mesurer la situation initiale d’un projet. C’est le point de départ : sans baseline, vos indicateurs n’ont pas de “zéro” fiable et vos résultats sont plus difficiles à prouver.
1) Pourquoi réaliser une baseline ?
- Fixer un niveau de départ (valeurs initiales des indicateurs).
- Définir des cibles réalistes (objectifs atteignables à partir de la réalité terrain).
- Améliorer le suivi (comparaison baseline vs midline vs endline).
- Justifier l’impact auprès des bailleurs et partenaires.
Une baseline utile répond à une question simple : “où en sommes-nous aujourd’hui, et comment le prouver ?”
2) Concevoir l’étude (méthode)
Pour sécuriser une baseline, on structure la conception en 4 décisions : population cible, échantillon, outils de collecte et plan d’analyse.
2.1 Échantillonnage
- Définir la population : zones, groupes, critères.
- Choisir une stratégie : aléatoire, stratifiée, grappes, quotas.
- Fixer une taille : selon précision souhaitée et budget.
2.2 Outils de collecte
Questionnaire, guide d’entretien, grille d’observation… Le plus important est la cohérence entre indicateurs et questions.
3) Qualité des données (le point qui change tout)
La baseline doit être défendable. Donc on met des contrôles : supervision terrain, contrôles téléphoniques, cohérence, doublons, et validation finale.
- Brief + formation des enquêteurs (tests & mises en situation)
- Supervision quotidienne + checks de questionnaires
- Contrôle téléphonique d’un échantillon
- Contrôle de cohérence (valeurs extrêmes, taux, doublons)
- Validation + gel de la base
4) Reporting et recommandations
La baseline n’est pas un tableau Excel : c’est un document de décision. On conclut avec des recommandations opérationnelles : ce qu’il faut ajuster avant la mise en œuvre.
“Une baseline réussie rend le suivi plus simple et la preuve d’impact plus solide.”